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           Sur cette image, on voit un homme seul, assis. Il est difficile de décrire précisément cette image et cʼest, je trouve, cela qui fait son charme, et sa singularité. Sa simplicité peut laisser à chacun une interprétation personnelle. Lʼhomme semble être assis sur un rebord; peut être devant la mer, peut être encore au bord dʼune route. Regarde-t-il lʼhorizon? Est-il seulement perdu? Nous pourrions très bien imaginer nous évader avec ce personnage dans nos pensées, ou dans les siennes, comme il semble le faire. Nous pourrions aussi imaginer que ce dernier attend quelque chose. Il est connu, en effet que nous sommes tous dans une forme dʼattente, lʼattente dʼun diplôme, lʼattente de réponses à notre multitude de questions, ou même lʼattente dʼun être cher. Lʼutilisation du noir et blanc sur cette photo lui confère une certaine tristesse, et rend le personnage touchant. Nous pourrions presque avoir le sentiment de déranger cette homme en regardant longuement cette image, ou nous pourrions également avoir juste lʼenvie de sʼasseoir à ses côtés. Il est possible que cet homme soit heureux, car finalement nous ne pouvons percevoir son visage, lʼensemble de nos interprétations sortent uniquement de notre imagination, et de notre état dʼesprit du moment. A chacun donc sa propre opinion, cependant la simplicité de cette image nʼenlève en rien sa proposition dʼévasion, ou de rêve.

    Elisa GRASSLER


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       Cette photo, prise au Congo en 2007 nous présente trois hommes africains. L’un est assis devant une table au premier plan, les deux autres sont en recul et postés de chaque côté de l’homme au centre. Le tout est pris devant un mur  plein de graffitis.

       Mais on comprend qu’ici il s’agit du portrait d’un seul homme, celui au premier plan et qui paraît être le chef au premier regard.

    La position de ses doigts est pareille à celle des hommes  politiques, sa tête est légèrement penchée et il nous regarde fixement d’un air de défi. La présence armée de ses deux sous-fifres sur la photo ne fait que confirmer sa posture de chef. L’un des deux (l’homme posté à gauche de la photo) a les yeux baissés en signe de soumission et d’obéissance.
       Deux téléphones portables et des lunettes de soleil sont posés sur la table, autant de clichés que nous, occidentaux avons utilisés dans les films et les jeux vidéos.

       Le chapeau de cow-boy, lui ne paraît pas à sa place et rajoute un grain de folie à la personnalité de ce chef.

     

       On peut alors se demander qui de nous, occidentaux, ou de lui a créé ce personnage. 

     

    Barbara Segré

     


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       Je vous présente un dessin de Boligan (paru dans El Universal, Mexique) ; que j'ai trouvée dans le journal Courrier International ( numéro 988), qui fait l'objet d'une illustration dans l'article intitulé "Pub, marques, fric... Les années Eltsine au cinéma" par Andreï Archanguelski. Cette image m'est intéressante car elle représente parfaitement les médias, la publicité et le statut des marques dans la société actuelle.
       J'apprécie la parodie dans laquelle les marques (comme Macdonald, KFC , Samsung, etc...) sont symbolisées en forme de croix religieuse, les désignant comme leader d'une nouvelle religion. Effectivement on peut distinguer en bas à droite Jésus (entouré de gardes du corps), sur le point de se faire crucifier à nouveau, mais sur un autre type de croix.
       Les journalistes et caméramans sont bien sûr aux premières loges de ce spectacle transformé en évènement médiatique qui pousse au ridicule.  
       Ce dessin insiste sur la place et l'importance que nous donnons à la publicité sur un ton ironique et parodique, mais pourtant, ce dessin est plus fidèle à la réalité qu'autre chose.
       Et c'est justement ce côté ironique qui me plaît, ce comique de situation , mais surtout la manière dont le Boligan réinvestit un fait religieux et sacré, en un fait divers.


    Elsa FALCONY


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    Cette photographie en noir et blanc est tirée d'un ouvrage de Sebastiao Salgado " An Uncertain Grace". 

    On peut y voir trois petites filles défilant pendant un carnaval brésilien, deux quasiment alignées au premier plan et une autre centrée au deuxième plan. 
    Elles sont habillées de blanc et parées d'ailes d'anges. La mise au point semble avoir été effectuée sur la première fille, celle de gauche. C'est notre premier sujet, celui sur lequel notre regard se pose, un point majeur sur cette photographie. D'ailleurs parmi ces trois fillettes deux d'entre elles regardent l'objectif, et c'est cette dernière qui regarde un point en hauteur, on peut supposer qu'elle regarde le ciel. 
    On note le présence de beaucoup de blanc dans cette photographie. Le blanc souvent associé a la pureté et a l'innocence. De plus l'auteur joue avec le ciel, la photographie a été prise en contre-plongée. 
    Le ciel fait partie de la scène, c'est comme si il n'y avait pas de rupture entre le ciel et les petites filles, d'autant plus qu'elles sont déguisées en anges. 
    La mise en scène est réussie, elles sont en parfaite symbiose avec ce ciel.
    Il règne comme un message d'espoir sur cette photo (probablement grâce au regard de la fillette de gauche, les deux autres étant plus terre à terre face à l'objectif). Il y règne aussi une douceur pure et innocente, malgré la présence de nuages gris qui semblent presque menaçants. 
    Je la trouve belle cette photographie, durant l'exposition de Sebastiao Salgado à la bibliothèque François Mitterand en 2006, c'est l'une de celles qui m'a le plus marquée. Elle est comme coupée de la réalité, presque divine.

    Marie-Céline DONVAL

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    Cette photographie (prise et retouchée par moi-même), représente la basilique du Sacré Cœur en hiver, au mois de février, située dans l’un des lieux les plus connus et le plus « romantique » de Paris : Montmartre.

     

    Nous pouvons remarquer que la basilique englobe toute la partie arrière de la photo. Elle prend tout l’espace de l’arrière plan, ce qui en fait l’élément principal. Nous pouvons aussi constater qu’elle est surélevée sur une butte, ce qui est accentué par le fait que la photo ait été prise en contrebas. Le Sacré Cœur nous donne l’impression de dominer tout l’espace.

    De plus, son architecture inspirée de celle romano-byzantine est assez originale : il y a de grands arches à l’entrée qui permettent aux visiteurs d’y accéder. D’ailleurs, des statues (deux cavaliers à cheval) surplombent ces arches des deux côtés et l’on peut en apercevoir une troisième qui se trouve au dessus des autres, tout au milieu.

    La basilique comporte plusieurs petits dômes et une grande coupole qui nous donnent l’impression qu’elle va s’élever haut vers le ciel. Le ciel au dessus du monument témoigne du climat hivernal qui règne puisqu’il est presque entièrement blanc.

    Au second plan, nous pouvons voir les visiteurs venus nombreux pour admirer la basilique mais aussi la vue (comme nous l’avons dit, la basilique se trouve en hauteur) et quelques arbres dénudés par l’hiver. D’autres visiteurs, se pressent le long de l’escalier situé à droite de l’image qui mène à la basilique. 

    Puis, au premier plan, nous pouvons voir la butte (très verte) qui surélève le Sacré Cœur et qui le met en valeur.

     

    J’ai choisi de retoucher cette photo dans le but de la rendre plus belle et plus authentique : en modifiant sa saturation, j’ai voulu donner à cette image l’impression qu’elle avait été figée dans le temps, comme si j’avais voulu emprisonner le moment où j’avais pris le cliché dans le passé. La foule de gens est figée sur la photo pendant qu’ils descendent les escaliers, insouciants. De plus, j’ai voulu accentuer l’effet de l’hiver et ce ciel blanc derrière la basilique, qui, de mon point de vue, rend la scène encore plus belle et plus profonde.

    J’ai conscience que ma photographie paraît plutôt « cliché » au premier abord, le Sacré Cœur étant l’un des lieux les plus connus de Paris. Mais au-delà de cette photo que n’importe quel touriste pourrait réaliser, j’ai avant tout voulu montrer la beauté du bâtiment et ce qu’il en dégage. J’ai voulu montrer la deuxième facette de ce lieu en immortalisant un moment important de ma vie.

    Amélie FAGNOU


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