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       Cette photo, prise au Congo en 2007 nous présente trois hommes africains. L’un est assis devant une table au premier plan, les deux autres sont en recul et postés de chaque côté de l’homme au centre. Le tout est pris devant un mur  plein de graffitis.

       Mais on comprend qu’ici il s’agit du portrait d’un seul homme, celui au premier plan et qui paraît être le chef au premier regard.

    La position de ses doigts est pareille à celle des hommes  politiques, sa tête est légèrement penchée et il nous regarde fixement d’un air de défi. La présence armée de ses deux sous-fifres sur la photo ne fait que confirmer sa posture de chef. L’un des deux (l’homme posté à gauche de la photo) a les yeux baissés en signe de soumission et d’obéissance.
       Deux téléphones portables et des lunettes de soleil sont posés sur la table, autant de clichés que nous, occidentaux avons utilisés dans les films et les jeux vidéos.

       Le chapeau de cow-boy, lui ne paraît pas à sa place et rajoute un grain de folie à la personnalité de ce chef.

     

       On peut alors se demander qui de nous, occidentaux, ou de lui a créé ce personnage. 

     

    Barbara Segré

     


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       Je vous présente un dessin de Boligan (paru dans El Universal, Mexique) ; que j'ai trouvée dans le journal Courrier International ( numéro 988), qui fait l'objet d'une illustration dans l'article intitulé "Pub, marques, fric... Les années Eltsine au cinéma" par Andreï Archanguelski. Cette image m'est intéressante car elle représente parfaitement les médias, la publicité et le statut des marques dans la société actuelle.
       J'apprécie la parodie dans laquelle les marques (comme Macdonald, KFC , Samsung, etc...) sont symbolisées en forme de croix religieuse, les désignant comme leader d'une nouvelle religion. Effectivement on peut distinguer en bas à droite Jésus (entouré de gardes du corps), sur le point de se faire crucifier à nouveau, mais sur un autre type de croix.
       Les journalistes et caméramans sont bien sûr aux premières loges de ce spectacle transformé en évènement médiatique qui pousse au ridicule.  
       Ce dessin insiste sur la place et l'importance que nous donnons à la publicité sur un ton ironique et parodique, mais pourtant, ce dessin est plus fidèle à la réalité qu'autre chose.
       Et c'est justement ce côté ironique qui me plaît, ce comique de situation , mais surtout la manière dont le Boligan réinvestit un fait religieux et sacré, en un fait divers.


    Elsa FALCONY


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    Cette photographie (prise et retouchée par moi-même), représente la basilique du Sacré Cœur en hiver, au mois de février, située dans l’un des lieux les plus connus et le plus « romantique » de Paris : Montmartre.

     

    Nous pouvons remarquer que la basilique englobe toute la partie arrière de la photo. Elle prend tout l’espace de l’arrière plan, ce qui en fait l’élément principal. Nous pouvons aussi constater qu’elle est surélevée sur une butte, ce qui est accentué par le fait que la photo ait été prise en contrebas. Le Sacré Cœur nous donne l’impression de dominer tout l’espace.

    De plus, son architecture inspirée de celle romano-byzantine est assez originale : il y a de grands arches à l’entrée qui permettent aux visiteurs d’y accéder. D’ailleurs, des statues (deux cavaliers à cheval) surplombent ces arches des deux côtés et l’on peut en apercevoir une troisième qui se trouve au dessus des autres, tout au milieu.

    La basilique comporte plusieurs petits dômes et une grande coupole qui nous donnent l’impression qu’elle va s’élever haut vers le ciel. Le ciel au dessus du monument témoigne du climat hivernal qui règne puisqu’il est presque entièrement blanc.

    Au second plan, nous pouvons voir les visiteurs venus nombreux pour admirer la basilique mais aussi la vue (comme nous l’avons dit, la basilique se trouve en hauteur) et quelques arbres dénudés par l’hiver. D’autres visiteurs, se pressent le long de l’escalier situé à droite de l’image qui mène à la basilique. 

    Puis, au premier plan, nous pouvons voir la butte (très verte) qui surélève le Sacré Cœur et qui le met en valeur.

     

    J’ai choisi de retoucher cette photo dans le but de la rendre plus belle et plus authentique : en modifiant sa saturation, j’ai voulu donner à cette image l’impression qu’elle avait été figée dans le temps, comme si j’avais voulu emprisonner le moment où j’avais pris le cliché dans le passé. La foule de gens est figée sur la photo pendant qu’ils descendent les escaliers, insouciants. De plus, j’ai voulu accentuer l’effet de l’hiver et ce ciel blanc derrière la basilique, qui, de mon point de vue, rend la scène encore plus belle et plus profonde.

    J’ai conscience que ma photographie paraît plutôt « cliché » au premier abord, le Sacré Cœur étant l’un des lieux les plus connus de Paris. Mais au-delà de cette photo que n’importe quel touriste pourrait réaliser, j’ai avant tout voulu montrer la beauté du bâtiment et ce qu’il en dégage. J’ai voulu montrer la deuxième facette de ce lieu en immortalisant un moment important de ma vie.

    Amélie FAGNOU


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       Sur cette image on observe une personne assise sur les quais du métro seule repliée sur elle-même, anéantie par une tristesse affligeante, une image prise en noir et blanc ce qui rappelle les états d'âme de chacun de nous et qui s'adresse directement aux sentiments et à la sensibilité.
       On observe aussi sur le côté gauche de l'image une main d'un homme qui s'apprête à s'en aller donnant du dos à la personne éplorée assise sur le banc.
       Dans le roman (Le livre de ma mère) Albert Cohen a écrit : "Chaque homme est  seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte".   
       
    IDRES MOHAMMED CHERIF


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       Cette image est une photographie que j’ai prise lors d’un voyage dans la capitale allemande. On peut y observer  une des dizaines de peintures qui ont été réalisées sur le mur de Berlin.  Celle-ci est de Birgit Kinder et se nomme « Test the best ».

        Cette peinture représente une voiture vue de l’arrière, en train de fracasser le mur dans le but de le traverser. Le fond de cette peinture est d’une couleur bleu-vert. Cette peinture est accompagnée d’un slogan « We come together… »

         Le slogan « We come together… » évoque une unité du peuple allemand, séparé en deux pendant la guerre froide, par le mot « together » et le choix de transformer le « T » de ce mot par une flèche, montrant la direction à suivre. De plus, à l’arrière de la voiture, on peut observer une pastille « BRDDR ». Ce sont les initiales qui désignent le nom des deux Allemagnes avant la réunification ; « BRD » signifiant Bundesrepublik Deutschland » et « DDR » signifiant « Deustche Demokratische Republik ».  Le « D » de ces initiales est commun, évoquant ainsi un sentiment d’union.  Egalement, le choix d’inscrire sur la plaque d’immatriculation « Nov : 9-89 » n’est pas anodin. En effet, cette date est en réalité celle de la chute du mur de Berlin : c’est donc une date commune aux deux Allemagnes, encore un signe de volonté de montrer un lien entre les deux. 

    Après le sentiment d’union qu’évoque cette peinture, elle exprime également un sentiment de renaissance. En effet, le choix de la couleur bleu-vert ne doit pas être anodin car le vert est une couleur employée pour symboliser l’espérance, l’espérance, ici, de la part du peuple allemand d’être réuni.

         Il est certain que cette peinture fut réalisée après la chute du mur car la plaque d’immatriculation indique « Nov : 9-89 » mais la date de réalisation est « Sept 98 ». Cette peinture a donc été réalisée sur le mur presque dix années après sa chute.  Elle n’est donc pas seulement décorative, mais engagée contre la démolition des quelques restes du mur.  («  Malen gegen den Abriss !  ») Pour communiquer cet engagement, l’artiste a donc décidé de montrer que ce mur, bien que destructeur, fait partie de l’Histoire allemande. Pour cela, elle a  fait le choix de s’appuyer particulièrement sur des points communs, des symboles d’unifications plutôt que de différences.


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