• Le livre numérique

    Le livre numérique

     

     

    I. Présentation

    LE LIVRE ELECTRONIQUE (E-BOOK) : UN FICHIER ELECTRONIQUE CONTENANT UN TEXTE.LE PREMIER LOGICIEL DE LECTURE GRATUITE EST LANCE PAR ADOBE READER  EN 1993.

    Le livre électronique est un fichier électronique contenant un texte sous forme numérique.

    Définition du livre électronique :

    “Un livre numérique est la description numérique d’un livre, à partir de laquelle il est possible de produire des versions adaptées à diverses interfaces de lectures (écrans de téléphone mobile, tablette numérique, ordinateur, télévision), où même créer un livre papier intégrant des liens où des codes graphiques proposant des ponts avec le monde digital.”

    Frédéric Kaplan, PDG de OWZE, société spécialisée en produits électroniques grand public innovants.

     

    Le livre numérique

      

     

    I. Présentation 

    LE LIVRE ELECTRONIQUE (E-BOOK) : UN FICHIER ELECTRONIQUE CONTENANT UN TEXTE.LE PREMIER LOGICIEL DE LECTURE GRATUITE EST LANCE PAR ADOBE READER  EN 1993.

    Le livre électronique est un fichier électronique contenant un texte sous forme numérique.

    Définition du livre électronique :

    “Un livre numérique est la description numérique d’un livre, à partir de laquelle il est possible de produire des versions adaptées à diverses interfaces de lectures (écrans de téléphone mobile, tablette numérique, ordinateur, télévision), où même créer un livre papier intégrant des liens où des codes graphiques proposant des ponts avec le monde digital.”

    Frédéric Kaplan, PDG de OWZE, société spécialisée en produits électroniques grand public innovants.

     

    UN PROJET

    Projet Gutenberg :

    Michael Hart. A l’origine de la numérisation des livres en 1971 aux USA. A l’heure actuelle : 36 000 ouvrages proposés, et la plupart ne sont pas sous copyright, ou il est expiré, quelques textes sous copyright sont également publiés avec la permission de l’auteur. Le premier livre numérisé est la Déclaration d’indépendance des États-Unis.

    En 2010, le Projet Gutenberg propose 33.000 e-books téléchargés par dizaines de milliers par jour et des sites web aux États-Unis, en Australie, en Europe et au Canada, ainsi que 40 sites miroirs répartis sur toute la planète.

     

    DIFFERENTS SUPPORTS :

    • LA LISEUSE : KINDLE (2007) ET SONY READER (2004) POUR LES PLUS CONNUS
    • LA TABLETTE NUMERIQUE : APPLE ET  SAMSUNG (2010)
    • ORDINATEUR
    • SMARTPHONE 

     

    II. Historique 

    1997 : Création de Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF. Début 2010, Gallica compte un peu plus d’un million d’objets numériques disponibles.

    En mars 2010, le nouveau site Gallica 2 (lancé en mars 2008) franchit la barre du million de documents, dont la plupart sont accessibles gratuitement. 

    2000 : Lancement de Numilog, première libraire francophone à vendre exclusivement des livres numériques.

    En janvier 2009, Numilog, devenu filiale du groupe Hachette Livre (en mai 2008), est désormais un distributeur-diffuseur numérique représentant 100 éditeurs francophones et anglophones, avec un catalogue de 50.000 livres numériques. 

    2004 (janvier): Lancement du Projet Gutenberg Europe  et de Distributed Proofreaders Europe  

    2004 (octobre): Lancement de Google Print (site disparu), le projet de bibliothèque numérique mondiale de Google, qui se transforme en 2006 en Google Books 

    2008 : Lancement par la Commission européenne d’Europeana, bibliothèque numérique

    Un portail commun aux 43 bibliothèques nationales lancé en janvier 2004 par la CENL (Conference of European National Librarians) européenne. En 2011, elle compte 15 millions d’objets numériques disponibles dont 6 millions de livres. 

    Après 2008, les changements se font surtout sur les supports et non plus sur les ouvrages numériques. 

     

    III. Situation à l’international 

    Les ventes de numériques aux Etats-Unis représentent 8,6% du chiffre d’affaires, tandis qu’en France cela représente à peine 1%. Ce n’est que dernièrement que l’on a pu remarquer une légère augmentation des ventes numériques françaises. En France il faut 70 livres pour rentabiliser son appareil, tandis qu’aux Etats Unis il faut environ 20 livres, car les prix pratiqués par les deux pays sont très différents. De plus, aux Etats Unis, 9% des livres de littérature générale sont vendus en version numérique, 

    En Asie aussi, le numérique se développe : quatre des meilleures ventes japonaises de fiction sont des livres postés sur des sites de partage, lus sur téléphone portable avant d’être imprimés. Le téléphone portable reste d’ailleurs le moyen privilégié de lecture du livre numérique pour les japonais (86%). Cependant, même si le livre numérique a fait le buzz au Japon dans les année 2007 et 2008, le marché stagne actuellement. A noter cependant : 89% des oeuvres numériques achetées par les clients de services sur téléphones mobiles sont des mangas.

    En Corée du Sud, c’est du côté scolaire que le numérique est exploité. À partir de 2014, toutes les écoles primaires auront des supports digitalisés. En 2015, tous les manuels scolaires seront sur ordinateurs, smartphones et autres tablettes.

    En Europe maintenant, la situation diffère selon les législations. Au Royaume-Uni, tout comme aux Etats-Unis où la loi sur le prix unique n’existe pas, la situation est en amélioration pour le livre numérique : les ventes ont augmenté de 182% entre 2009 et 2010, pour totaliser 6% du chiffre d’affaire totales de la vente de livres, soit 63 millions de £. 

    Une grande majorité (jusque 70% suivant les plates-formes) des ventes de livres numériques de l’année précédente provient du secteur professionnel et académique.

    En Espagne, la situation est plutôt similaire à celle de la France : le livre numérique n’est pas encore parvenu à percer. En 2009, les ventes de livres electroniques représentaient 1,6% du marché. Cependant, avec l’arrivée à la fin de cette année d’Amazon sur le marché hispanique, la situation semblerait se débloquer.

    Les prédictions pour 2015 de l’observatoire espagnol de la lecture et du livre sont les suivantes, en part de marché des livres électroniques : 22,5% du marché total pour les Etats-Unis, 14,2% pour le Royaume-Uni, suivi par l’Allemagne avec 6,3% et les Pays-Bas avec 4,4%.

      

    IV. Situation en France 

    DES CHIFFRES FAIBLES MAIS QUI TENDENT VERS UNE EVOLUTION RAPIDE POUR RATTRAPER LE RETARD 

    Début 2011, la part de marché des e-books en France était de 0,5% (13M € de ventes annuelles). En juillet dernier, le SNE précise que les livres numériques pèsent 54M €, soit 1,8% de part de marché. 

     

    LES LECTEURS : CHACUN Y VA DE SON AVIS, MAIS EST PRET A S’ADAPTER A LA FORME TANT QUE LE CONTENU EST LA 

    Selon un sondage récent, 97% des personnes interrogées lisent le plus souvent un livre dans sa version papier, 7% sur un écran d’ordinateur et 1% sur un livre électronique. Mais lorsqu’on leur demande les supports envisagés pour la lecture dans le futur, 77% estiment qu’ils liront un livre dans sa version classique, 11% sur un ordinateur et 7% sur un livre électronique. Il est intéressant de constater que les personnes interrogées sont conscientes que leurs habitudes vont changer, et s’y préparent déjà. Sondage Opinion Way pour le Figaro littéraire, 2010. 

     

    LES PROFESSIONNELS RETICENT A L’ARRIVEE DU NUMERIQUE SONT OBLIGES DE S’ADAPTER POUR « SURVIVRE » 

    Les grands éditeurs, (dont Flammarion, Albin Michel ont officialisé leur accord avec Amazon et d’autres comme Fayard, Lattes, Stock, Gallimard vendent des ebooks sur la boutique en ligne) VS Les éditeurs indépendants et certains politiques (Deux pétitions à l’attention de Nicolas Sarkozy pour la non application de la hausse de la TVA au livre) 

     

    LE PRIX ELEVE DU SUPPORT FREINE LA CROISSANCE DU LIVRE NUMERIQUE 

    Toutefois, Amazon (leader en vente de liseuse) vient de lancer une liseuse à 99€ au lieu de plus de 200€ comme elles peuvent l’être chez d’autres distributeurs. 

     

    LA GUERRE DES SUPPORTS 

    Ministre de l'enseignement supérieur, Laurent Wauquiez pensait permettre aux étudiants de réaliser une bonne affaire en lançant l'opération "une tablette pour un euro". Il a déclenché une polémique.

    Depuis le 30 septembre, Orange propose aux étudiants l'iPad d'Apple ou son rival le plus sérieux, le Galaxy Tab de Samsung pour un euro par jour... Mais sa mise en place a provoqué la colère d'Henri Crohas, le PDG d'Archos, qui s'est étonné qu'une société française concevant des tablettes soit exclue d'une opération lancée par un ministère. Laurent Wauquiez s'est défendu en arguant qu'Archos ne pouvait être prêt fin septembre "pour des raisons techniques et de calendrier". L'entreprise n'a cependant pas dit son dernier mot. Vendredi 14 octobre, elle a annoncé la commercialisation, avec Bouygues Telecom, d'une tablette à 0,66 euro par jour, dans les mêmes conditions. Pour ce prix, les étudiants pourront acquérir le dernier modèle de la marque, l'Archos 80 G9.

    Une guerre entre les différents fournisseurs de tablette et liseuse (cf. article : http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/10/14/la-guerre-des-tablettes-destinees-aux-etudiants-est-declaree_1587867_651865.html)

    Par ailleurs, si les tablettes numériques se développent, les liseuses ne sont pas en reste. La Fnac vient de sortir sa propre livreuse “Kobo”

     

    LES ECRIVAINS ENCORE RETICENTS

    Tant que l’ouvrage n’est pas tombé dans le domaine public, il appartient à chaque auteur de décider si oui ou non le livre sera numérisé. 

     

    V. Actualité 

    Au Furet du Nord, on incrimine plusieurs facteurs, dont la loi Lang: «Elle a sauvé beaucoup de choses, cette loi, mais elle pourrait bien freiner l’essor du livre numérique. Nous en avons vendu dix fois plus que l’an dernier, mais même si on en avait vendu cent fois plus, la différence ne serait pas grande… Payer si cher un fichier impalpable est dissuasif. Mais attendons le nouveau Kindle d’Amazon, qui pourrait débloquer la situation par le biais de la technologie…» (Lequel nouveau Kindle, outre d’être triste comme un jour sans pain, n’est pas tactile. Pour annoter un texte, il faut sélectionner une lettre après l’autre, en déplaçant un curseur – autant dire qu’on n’annotera jamais.) Et chez Mollat, à Bordeaux, on ironise un peu: «Le livre numérique est ce qu’on appelle pudiquement un "marché en devenir"…»

    Les deux supports cohabiteront, mais les ventes de numériques exploseront, affirme Laurent Laffont (JC Lattès): «Pour l’instant je ne vends que 1000-2000 exemplaires des grands romans populaires (Dan Brown, Patterson) que je publie. L’explosion sera due moins à l’objet tablette, auquel de toute façon les enfants ont et auront recours par réflexe, qu’à la fantastique puissance marketing des grands groupes, capables de vous suggérer des achats qui correspondent à vos goûts. Figurez-vous qu’il m’arrive de me faire proposer personnellement par Amazon des ouvrages anglais que j’avais justement en lecture comme éditeur. Savez-vous qu’ils emploient deux cents mathématiciens pour améliorer les algorithmes qui permettent de vous cibler le plus précisément possible ?» Déjà, le navigateur de la nouvelle tablette Kindle Fire, Amazon Silk, est accusé de pister l’internaute.

     

    L’EXTENSION DE LA LOI LANG (1981) : LA COMMISSION ZELNIK

    La commission Zelnik a été créée en 2009 par Frederic Mitterand, et a pour mission de rédiger un rapport pour améliorer “l’offre légale de contenus culturels sur Internet et la rémunérationd es artistes et de tous ceux qui concourent à la création de ces oeuvres”.

    Dans le rapport publié le 12 janvier 2010, il est conclu que le prix unique (Loi Lang de 1981) s’étendra au livre numérique, mais qu’en contrepartie une baisse de la TVA sera appliquée pour l’aligner sur le prix du livre physique.

    L’extension de la loi Lang au livre numérique empêche les distributeurs d’avoir de petits prix, ce qui peut rebuter les personnes qui hésitent à passer au livre numérique. Cependant, avec la baisse de la TVA pour le livre numérique, peut-être que les ventes de celui-ci se développeront en France.

    La décision de la commission Zelnik n’a cependant pas eu le temps d’être appliquée, étant donné que la TVA est maintenant de 7% à la fois pour le livre papier et pour le livre numérique. 

    Vidéo explicative sur le prix unique :

    http://blog.passionculture.fr/2011/03/30-ans-de-loi-lang-prix-livre/  

     

    LA CONFIRMATION DE LA TVA A 7% PAR NICOLAS SARKOZY LORS DU FESTIVAL D’AVIGNON (EFFECTIVE A PARTIR DU 1ER JANVIER 2012) : 

    Articles pour bien comprendre les enjeux de la TVA

     La hausse de la TVA

    “À partir du 1er janvier, nous allons appliquer le taux de TVA réduit de 7 % sur les livres numériques, car il n'y a aucune raison qu'un même bien culturel soit taxé différemment s'il est sur un support physique ou numérique. J'espère que la Commission européenne ne s'opposera pas à cette initiative” Nicolas Sarkozy, lors du festival d’Avignon 2011

    Réponse du SNE: “L’effort de solidarité nationale demandé à la chaîne du livre, estimé à une soixantaine de millions d’euros, semble sans commune mesure avec la situation actuelle du marché du livre et avec l’enjeu de la diversité et de la démocratisation culturelle qui a présidé, depuis plus de trente ans, à l’application d’un taux réduit à ce support essentiel de l’éducation et de la vie culturelle et politique” 

    La hausse de la TVA fait surtout polémique dans le monde professionnel de l’édition et politique. Les pétitions officielles contre cette hausse émanent d’éditeurs et de personnalités politiques.

    Celle-ci, loin d’apaiser les débats livre papier VS livre numérique, n’a fait qu’augmenter la grogne des professionnels ne provoquant qu’une concurrence supplémentaire selon eux. 

    « Le livre est un produit de première nécessité » Serge Guérin (président de Le Motif et conseiller régional d’Europe Ecologie Les Verts) 

    Finalement, la hausse de la TVA qui a été annoncé et sera effective l’année prochaine, ne semble pas influer sur la vente des livres puisque les lecteurs sont prêts a payer quelques centimes de plus. 

    Réaction des lecteurs :


     

     

    VI. Conclusion 

     

    Le livre numérique

     

    Depuis sa création, le marché du livre numérique n’en est qu’à ses balbutiements en France. La période actuelle est une période de transition. On a pu constater que dans certains pays, cette transition s’est déjà bien amorcée (Corée du Sud, Etats-Unis...). Il reste à voir si la baisse de la TVA concernant le livre numérique lui sera favorable, mais il convient également de prendre en compte que le prix des liseuses reste élevé, ce qui freine le développement du marché. Dans un futur plus ou moins proche, les prix baisseront et les lecteurs passeront sans doute plus facilement au numérique.

    Les professionnels du milieu sont cependant globalement d’accord sur le fait que le livre numérique est l’avenir, malgré les protestations et réticences actuelles. 

    Il reste certains points que nous n’avons pas abordés mais qu’il faut garder à l’esprit comme :

          Le bouleversement de la chaîne du livre

          Le livre numérique et l’édition jeunesse

          Le livre numérique plus écologique


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :