• Le clip comme outil contestataire

     

    Avec l'effondrement de l'industrie musicale, le clip a aussi subi de fortes restrictions budgétaires.

    A l'inverse des débuts prometteurs où le clip était considéré comme le petit frère du cinéma (cf article sur Thriller), les difficultés financières rencontrées par les sociétés de production vont faire apparaitre de nouveau schéma : sponsoring grâce au placement de produit, mise en scène minimaliste (on film les interprètes)...

    Mais c'est aussi à ce moment là que le clip va s'émanciper complétement.

    Dans le clip This Too Shall Pass, le groupe OK GO s'oppose fortement au cinéma hollywoodien et ses effets spéciaux toujours plus couteux. 

    ""Back to mechanical" into visual action. With the intention to create "cool stuff which you can see is also really real""[1].

    Cette nouvelle tendance plait beaucoup au public. Elle prendra en 2008 le nom de « sweded », avec la sortie du film de Michel Gondry « Be kind, Rewind ».
    Dans ce film, le personnage principal efface tous les films du magasin de location vidéo de son ami. Tous deux décident alors je re-tourner ensemble ces films, avec les moyens du bord. Ils disent à leur client que ce sont des remake Suédois (Swedish en anglais), ce qui justifient le coût et l’attente pour la location. (cf trailer)


    Les travaux « fait mains » deviendront alors « sweded ».

     

     


    [1] KEAZOR H, WÜBBENA T, Rewind, Play, Fastforward, The past, present and future of the music video, 2010 transcript, p.18 à propos Harlow 2010.


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