• Livre d'images

    Cette photographie est tiré du livre "Le vent du destin manouches, roms et gitans" de Michèle Brabo, qui est photographe mais aussi musicienne. Elle adore la culture des tziganes et les a photographié pendant quarante ans.Cette photographie a été faites à Poissy, en France en 1989.

    C'est donc une photographie en plan moyen, on voit les deux petites filles dans leur intégralité mais on ne distingue pas le décor, l' ensemble est en noir et blanc.Le cadre de cette image nous montre au premier plan une petite fille tzigane courant vers l'objectif de l'appareil photo. Dans le champ on distingue cette première petite fille qui cour en direction de l'appareil photo. Elle est vêtu à la manière "tzigane" avec une robe un peu grande pour elle, nouée par une ceinture à la taille avec un pull dessous et tiens dans ses mains un vieu nounours abîmé. On remarque que le bas de ses jambes est un peu sales, mais çà n'a pas l'air de la dérangé et semble même habituée à se balader comme ça. On lit l'insouciance, le bonheur et surtout la joie sur son visage, elle semble hereuse et ne prette pas attention aux conditions de vie dans lesquelles elle vit. Cela ne l'a derange pas. Elle regarde avec tendresse l'objectif de la caméra ce qui nous laisse deviner qu'elle cour en réalité vers la photographe qu'elle semble bien connaître et aimer. Cela nous montre clairement le point de vue intradiégétique du narrateur qui prend manifestement la place d'un acteur de l'évènement.

    Au second plan, on voit une deuxième petite fille mais celle-ci ne se dirige pas vers la photographe, elle ferme les yeux semble libéré dans ses pensées vêtu d'une longue robe également trop grande pour elle. Elle s'oriente vers la partie gauche de la photo. s'avançant vers le hors champ et comme si elle allait quitter la diégèse. On peut deviner que dans le hors champ de la photo  en fonction du sol où on voit de la pelouse, doit certainement se fixer à proximité l'emplacement des caravanes de leurs familles.

    Au troisième plan, on voit un camion de la décharge avec des restes de ce qui etait certainement une maison, ce qui nous renvoie aux conditions dans lesquelles vivent ces deux petites, et c'est là que prend toute la signification et la beauté de l'image. La beauté de l'insouciance enfantine, car elles semblent hereuses et epanouÏes malgré cet énorme camion de poubelle qui cotoie certainement leur quotidient, qui lui symbolise la dure réalité.

    En arrière plan on voit des arbres qui représentent certainement une petite forêt. Et dans la deuxième partie du hors champ on devine la continuité de ces arbres.En contrechamp, on verrait ces deux petites filles courir de dos vers la photographe en action.

    Pour conclure Michèle Brabo nous montre que même sans rien, sans avoir forcément de l'argent on peut être heureux, et réussi a nous  transmettre dans cette photographie  les joies de l'enfance, cette insouciance qu'on a tous déjà connu et que l'on perd au fil des années, en grandissant ...

    Isis Cibrario


  • Commentaires

    1
    Téliko
    Vendredi 1er Mars 2013 à 20:51

    Simple et magnifique..Belle représentation...

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